Jusqu’au 27 janvier 2019, le Musée Yves Saint Laurent nous propose de découvrir l’Asie telle que le grand couturier l’imaginait : une Asie rêvée, parfois fantaisiste, mais toujours dans l’admiration et le respect des cultures qui l’habitent. Un véritable hommage, une rencontre entre deux continents menée d’une main de maître.

Voyages imaginaires en terres étrangères

Pour sa première exposition temporaire, c’est à la fascination d’Yves Saint Laurent pour l’Asie que le Musée Yves Saint Laurent a choisi de s’intéresser. Continent très peu visité par le couturier, il n’en est pas moins resté une source d’inspiration majeure tout au long de sa carrière. En effet, c’est dès sa première collection haute couture qu’Yves Saint Laurent rend hommage à l’Inde des Maharajas.

Cette Inde sublime, le styliste l’a découverte en étudiant les nombreux livres de sa collection, mais aussi lors de ses « voyages imaginaires ». Il la présente en 1962 à travers une collection où le costume traditionnel est repensé, revisité, sans jamais tomber dans le cliché. Comme il le fera avec son fameux smoking en 1966, Yves Saint Laurent donne le pouvoir aux femmes. Ici, il les pare de tenues inspirées par la garde-robe impériale et de turbans, traditionnellement réservés aux hommes. Une transgression des plus symboliques, dans un écrin où les broderies et les soieries précieuses se volent la vedette.

« J’ai abordé tous les pays par le rêve. Il me suffit de regarder un très beau livre sur l’Inde pour dessiner comme si j’y avais été. C’est le rôle de l’imaginaire. » Yves Saint Laurent

Inspiration majeure du couturier, l'Asie est mise à l'honneur par le Musée Yves Saint Laurent

Yves Saint Laurent, croquis d’illustration
Musée Yves Saint Laurent Paris
© Fondation Pierre Bergé

Entre tradition et innovation

Un autre pays qui a marqué l’imaginaire du créateur est la Chine, qu’il n’a visité qu’une fois, et ce plusieurs années après la présentation de la collection « Les Chinoises » en 1977. Passionné d’art chinois, Yves Saint Laurent retranscrit la grandeur du pays à travers ses créations, sans jamais tomber dans la fantaisie totale. Bien que sa vision de la Chine semble parfois influencée par l’orientalisme —mouvement artistique né en Europe— ses tenues démontrent de réelles connaissances et d’un grand intérêt pour la culture chinoise. Les codes sont respectés, qu’il s’agisse d’un habit inspiré par la dynastie Han ou d’un vêtement Mandchou réinventé. La tradition va de pair avec l’innovation.

Afin de présenter au mieux le travail du styliste, des objets d’art sont exposés aux côtés des tenues. Prêtés par le musée Guimet, mais aussi par des collectionneurs privés, ils témoignent de la faculté du maître de la couture française à célébrer une culture, sans jamais la dénaturer.

« Pékin, cependant, reste un souvenir éblouissant. Cette Chine, que j’avais si souvent interprétée dans mes créations, je l’ai trouvée exactement telle que je l’avais imaginée. » Yves Saint Laurent

Inspiration majeure du couturier, l'Asie est mise à l'honneur par le Musée Yves Saint Laurent

À gauche et au centre : Ensembles de soir, collection haute couture automne-hiver 1977 À droite : Robe de soir, collection haute couture automne-hiver 1977 © Musée Yves Saint Laurent Paris / Sophie Carre

S’inspirer sans approprier

Alors que l’appropriation culturelle fait débat, L’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent prouve que l’on peut apprécier une culture, sans pour autant se l’approprier. En ne tombant jamais dans la facilité et en étudiant de près les pays qu’il explore au fil de ses collections, Yves Saint Laurent met en avant la beauté de cultures pendant longtemps ignorées, voire méprisées.

Lorsqu’il s’intéresse à un vêtement, il ne cherche pas à en présenter une version influencée par la culture occidentale. Il met à profit toute sa créativité pour lui rendre hommage, qu’il s’agisse du kimono japonais, du qipao chinois ou du sari indien. Son talent ne demeure pas seulement dans la beauté de ses créations, mais également dans leur capacité à nous faire voyager en un clin d’œil.

Inspiration majeure du couturier, l'Asie est mise à l'honneur par le Musée Yves Saint Laurent

Yves Saint Laurent dans son appartement, 55 rue de Babylone, 1977 © Photo André Perlstein Collection privée

 

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