Métier d'origine pourtant ancienne, le « décorateur-étalagiste » d'aujourd'hui a beaucoup évolué pour répondre efficacement aux besoins actuels des entreprises et du commerce. Dans la mesure où les produits et services sur le marché se ressemblent, et que les enseignes et distributeurs se concentrent, pour mieux vendre et se démarquer de la concurrence, il est impératif de valoriser au maximum ses produits et ses lieux de vente, de leur donner une identité. Or « l'émotion » est aujourd'hui le moteur essentiel de la consommation. Plus que le marketing, c'est elle qui fait vendre…
Les magasins, boutiques, centres commerciaux, agences, lieux de transit (et de commerce) doivent donc proposer des « sensations » à leurs visiteurs pour les attirer, les faire consommer, et revenir. Cela implique de créer des « espaces de ventes » esthétiques, attractifs, ludiques, conviviaux, originaux... et mémorisables. La vue étant sans doute le sens le plus sollicité, les produits ou services à vendre doivent être mis en scène, voire « animés », pour « enchanter » le consommateur potentiel...
Aussi, ces créateurs d'espaces commerciaux, de la vitrine de boutique aux grands magasins, intègrent dans leur démarche de création une forte logique marketing et merchandising, notamment pour optimiser l'achalandage et la présentation des produits avec les objectifs et la politique commerciale de leurs clients.
L'objectif : donner une identité forte à l'enseigne, créer l'atmosphère propice autour du produit pour donner tout simplement l'envie d'acheter ou de s'approprier son identité...
>> Débouchés
Agences ou cabinets d'architecture intérieure spécialisées, agences de design, agences spécialisées en architecture commerciale, services intégrés d'une chaîne de magasins, réseau commercial, agenceurs, fournisseurs...
>> Tendances
Plus valorisés aux Etats-Unis ou en Angleterre, ces métiers sont en plein développement en France (un peu plus de 5 200 étalagistes ou décorateurs-merchandisers déclarés, salariés ou indépendants). Nouveaux marchés (informatique et téléphonie high-tech, multimédia, alimentation bio, commerce équitable, etc.).
Nouveaux types de commerces : hyper-segmentation (par tranches d'âge dans le textile par exemple : tout-petits, junior, ado-jeune, etc.), création d'« univers » (bien-être, nature-voyage-évasion, etc.), marques « en direct » (mégastores, marques textiles, électroniques, etc.).
Développement des services annexes à la vente (animation et ambiance, magasins spectacles, « fun shopping », interventions, ateliers, formations et stages, espaces de vie, de repos, de restauration, documentations, politique d'accueil, personnalisation, thématiques, expositions, etc.).